Aller à : Navigation, rechercher

Artheriom

Artheriom
Membre de l'équipe
Messages : 21
Inscription : 18 janv. 2015, 12:59

Artheriom

Messagepar Artheriom » 14 juin 2015, 19:09

Pour la postérité, mon RP qui commence à dater.
Prochainement, des nouveaux épisodes.

-----------------------------------


I – Le début de la guerre



Ça y est. Le jour était venu. En ce jour du Lundi 10 Juin 201300, l’Officier Negima avait déclenché le protocole de niveau 9 du Kosmos Entelechia. Ce protocole de niveau 9 consiste à la modification de toute la main d’œuvre économique, de recherche, d’exploration et de pacification en main d’œuvre militaire. Il était donc venu le temps pour sacrifier une population entière pour la cause d’une couleur, d’une nation, que tout le monde chérissait… L’ODG.

Les tourelles se mirent à tourner, les hauts parleurs placés en ville se mirent à diffuser en boucle l’Hymne de Nelva, tandis que tout le monde s’entassait dans les bars, les voitures, les maisons les plus proches d’eux, afin d’entendre le discours officiel du Tyran de Nelva, et accessoirement celui de leurs chef. Le spot publicitaire de propagande incitant les gens à croire en Nelva – Car ceux qui n’y croyaient pas avaient une espérance de vie très limitée – se lança alors, sur toutes les plateformes possibles. La radio, la télé, les ordinateurs, … furent automatiquement basculés sur le canal d’écoute multi plateforme 119.52 ARM. Le discours du tyran Artheriom commença alors : « Chers Citoyens, l’heure est grave. L’Amiral de l’Empire Oryen, et également Officier de Nelva, a décidé de déclencher le plan 9 du Kosmos Entelechia. Désormais, vous êtes tous assignés à des tâches militaires, seuls les femmes et enfants feront tourner au ralenti nos infrastructures. Veuillez-vous présenter à votre administration galactique afin d’être assigné à un escadron de vaisseaux de votre classe. Vous avez à compter de ce message, 48h pour vous préparer, faire vos adieux à vos familles et vous faire réassigner. Les personnes qui ne se présenteront pas seront arrêtées et exécutés sans sommation. Il est temps pour vous de prouver votre amour et votre foi pour Nelva, cette culture qui vous est inculquée dès votre naissance. Fin de communication. » A compter de ce message, ce fut une véritable anarchie. Les femmes, ayant peur d’une crise, partirent acheter des Spaces Cookies et de l’HeptaCola, si bien que tous les Marchés Noirs furent dévalisés en quelques minutes. Les hommes, de peur de ne pas avoir de place, et donc de se faire emprisonner avant leurs pseudo-jugement, partirent directement à l'Administration Galactique de la capitale, Ishotii, afin de se faire assigner à leurs vaisseaux. En trente minutes, chaque soldat recevait son ordre de mission, son vaisseau assigné en fonction de ses compétences. En trente minutes, l’Empire gagna plusieurs millions de soldats prêts à servir leurs nations. Les hommes firent leurs adieux à leurs familles, et embarquèrent à bord de ce qui serait surement leur cercueil spatial… Leurs sorts en étaient jetés, ils combattraient pour l’empire, jusqu’à la mort… Les 3 armadas et les 4 vaisseaux amiraux quittèrent les infrastructures pour s’aligner en attente de nouvelles instructions…





II – La veille du combat



Les communications sont désormais coupées entre les hommes dans les vaisseaux et les planètes aux alentours, et sont réservés à la communication inter-escadrilles, ainsi que pour la communication avec le tyran de Nelva. Cependant, les hommes, à bord des vaisseaux, entament pour les plus courageux et optimistes, un journal de bord, dont voici plusieurs extraits...





Amiral de flotte de l'Ad Gloria Nelva

"Jour interstellaire du 12 Juin 201300,

RAS à bord. L'équipage semble calme et tente de se préparer aux combats futurs. Nous n'avons pas eu de nouvelles d'Artheriom, notre Tyran... Tout au moins, pas officiellement. Nous savons désormais, les trois amiraux, que l'attaque commencera le Jeudi 13 201300, et donc demain. Ce qui nous laisse peu de temps pour nous préparer. Je me retire dans mon vaisseau-Amiral demain matin vers 8h.

J’espère pouvoir rentrer en vie, peu importe des autres. Le seul fait important est de réussir à affaiblir suffisamment ces rats du Réseau Autonome. Ensuite, peu importe les pertes humaines et matérielles. J'ai appliqué les dispositifs de combats nécessaire : Le vaisseau brouille toutes ondes entrante et sortante, avec en message "Rendez-vous sans résistance et aucun mal ne vous sera fait". Nous avons basculés nos heures en heures de guerre. Nous sommes donc le 111 (1-1-1) de la guerre.

A demain soir, je serais en combat, mais je passerais pour t'écrire.

~~ Amiral Po't Hura"





Officier de liaison d’un vaisseau secret

"Jour 1.

Sans nouvelles de la base. Je ne suis pas habilité à écrire plus longuement car je suis dans les forces d'élites, et donc sans nouvelle de l'Ad Gloria Nelva ni de l'Imperium.

Adieu.

~~ X"





Soldat sur la flotte de reconnaissance Alpha

"Cher journal,

Tu es la dernière personne vers laquelle je peux me tourner afin de ne pas penser à ce qui a pu se passer ici... Au fur et à mesure que nous avançons, tout en déblayant les mines ennemies, nous découvrons un sombre cortège de carcasses de nos vaisseaux portés disparus. A l’intérieur, des hommes, pétrifiés, leurs visages représentant la terreur à laquelle ils ont été confrontés. Notre chef a d'ailleurs interdit la fouille d'un transporteur civil, de peur de retrouver des cadavres de femmes, d'enfants innocents au milieu de ce conflit... Et dire que ceci n’est que des restes de combats précédents, et non pas de cette guerre… Mais moi, que vais-je devenir ? Vais-je un jour revoir ma femme et mes enfants, à moi ? Je n'en suis pas sûr, je souffre de savoir que c'est peut-être la dernière fois que je les aient vus... Que deviendront-ils sans moi ? *Des gouttes perlèrent à ses yeux et tombèrent sur le papier du journal...* Ma femme, ma chérie... Je t'aime... Prends soin de notre enfant si jamais je ne reviens pas... Je sais que tu le pourras... Pardonne-moi pour tout... Je t'aime...

~~ Florian"






III – L’Extermination



Jour 4-1-1.

Les bombardements ont été intenses partout dans la galaxie, et le Réseau Autonome encaisse défaites sur défaites. Cependant, l'état de l'empire se dégrade. Sur les colonies se déroule un remix de Big Brother de 1984, alors que la tension monte au sein même des vaisseaux de l’Empire.

A bord de l’Imperium VII...

"[...]Demando.. Assi... [...] Loc -25,4[...] Over." Le capitaine, ayant fini de recevoir ce message, lança le niveau d'alerte 3, à savoir sauvetage. Ils se rendirent en -25,4 et commencèrent à sonder la zone. Ils trouvèrent une carcasse d'un vaisseau ennemi. Le commandant, averti par la situation, donna un seul ordre: Feu. Les 6 148 civils restants à bord de l'estafette endommagée furent exterminés, sans sommation. Une équipe fut ensuite envoyée pour récupérer les restes de nourriture et les munitions se trouvant sur les épaves à la dérive. Ils repartirent à la recherche de survivants alliés...

QG de Nelva, 15h43 le 15 juin 201300 (Heure intergalactique) - Discours du tyran Artheriom à tous les capitaines et plus hauts gradés des forces armées. Transmission holographique en temps direct.

"La guerre continue à faire rage. Je suis conscient que nombre de nos hommes et que 3/4 de notre logistique et force de frappe a été anéantie, mais nous devons poursuivre. Vous avez pour ordre de récupérer les rescapés des combats, de vous diriger sur notre base avancée D87 45Z afin d'être ravitaillés. Puis, vous reprendrez le chemin du combat. Terminé."

Quelques minutes plus tard, à bord des flottes armées d'élite, une mutinerie éclatait, les soldats tuant les commandants et détournant les flottes vers les secteurs protégés de la Confrérie, où ils seraient en sécurité. Les flottes de l'Ad Gloria Nelva eurent pour ordre de faire feu sur les flottes rebelles. Les 4 flottes d'élites furent détruites, tuant 46 215 soldats de l'Empire. Les 25 flottes rescapées suivirent les ordres et repartirent au combat au bout de 5minutes de repos dans leur base avancée...

Pendant ce temps-là, sur les planètes, lors de la sortie du journal officiel de l’Empire…

« Le réseau Autonome anéanti par la force de frappe de Nelva !

C’est en ce jour du 15 06 201300 que nous venons d’apprendre que la majorité des forces du réseau Autonome ont étés détruites par notre armée ! Les vaisseaux au combat ont d’ailleurs pu se ravitailler sur nos bases avancées avant de reprendre le chemin vers leur toute dernière étape, le secteur économique du réseau autonome ! Bravo à vous, soldats, qui luttez pour notre empire ! »






IV – La victoire



Jour 5-1-1 de la guerre…

Il s’agit désormais du point décisif, le nerf économique du Réseau Autonome. Les flottes arrivèrent et lancèrent vaillamment l’assaut, détruisant en premier les flottes ennemies en approche, puis les structures de défenses. Durant plusieurs heures, les flottes de l’Imperium et de l’Ad Gloria Nelva bombardèrent ces déchiqueteuses d’Hommes, avant de pouvoir enfin lancer l’assaut final sur le centre du secteur économique. Ils désactivèrent les champs de sécurité, puis pénétrèrent dans l’enceinte la plus secrète du Réseau Autonome, afin de détruire toute trace de leurs existences. Une fois cette courte opération effectuée, les postes s’allumèrent seuls. La voix du Tyran s’entendit dans tous les vaisseaux, sur toutes les planètes, dans toute la galaxie.

« Mesdames et Messieurs,

Votre opération touche enfin à son terme. Vous avez réussi à mettre à sac deux secteurs essentiels du Réseau Autonome. N’opposez aucune résistance sur les secteurs que vous avez colonisés si les forces du Réseau Autonome viennent à vouloir s’en emparer. Décampez et revenez à la base. Grâce à vous, l’ODG a lavé la honte qui la rongeait depuis longtemps. Grâce à vous, les forces du Réseau Autonome ont été détruites sur leurs emplacements les plus sécurisés. Vous redonnez espoir à toute une génération d’hommes, de femmes, d’enfants, qui étaient oppressée par nos adversaires et ne croyaient plus en notre avenir.

Vous avez tous mérités un bon repos. Arrêtez-vous à la première base avancée que vous trouverez. De là, des navettes vous ramèneront chez vous.

Bravo à vous tous, la Nelva est fière de vous. »



Dès lors, ce fut une incroyable chienlie à l’intérieur des vaisseaux. Les bouteilles d’HeptaCola entreposés dans les réserves personnelles du capitaine furent déversées partout, laissant les soldats ivres à leurs postes. Les plans d’attaques et des galaxies oubliées furent déchirées en confettis, avant d’aller se mêler au sol, au milieu de l’HeptaCola. Des musiques qualifiées d’interdites au sein de l’empire furent diffusées avec l’accord (forcé ou non) des capitaines. Deux vaisseaux se perdirent d’ailleurs en route. On ignore toujours à l’heure actuelle leurs coordonnées, les instruments ayant été détruits par des inondations d’HeptaCola, probablement… Pour les autres vaisseaux, ils furent détruits une fois l’équipage vidé, étant qualifiés de « vaisseaux endommagés ayant été en présence de formes de vies non connues. » Les hommes restants furent évacués vers un centre de soin militaire, afin d’être évalués physiquement et mentalement. Sur 458 987 soldats, 47 furent fusillés car qualifiés « Mentalement instables ». 112 598 furent hospitalisés pour des blessures plus ou moins graves, avant de rejoindre leurs familles.


V – La célébration



Un peu plus de deux semaines après le retour à la normale de l’Empire de Nelva, l’Empereur Artheriom recevait l’ensemble de ses amiraux, généraux et capitaines ayant pris part à l’opération. Ils définirent ensemble les promotions et les honneurs accordés aux militaires de Nelva qui prirent part au combat. 154 000 d’entre eux furent médaillés pour Actes héroïques. Quant aux soldats qui ont péris au combat, ils reçurent tous la médaille d’appartenance de Nelva. Tout l’empire eu droit à plusieurs jours de fête, incessant. Puis, les longs processus de construction reprirent. Durant près de deux années interstellaires, soit deux mois de vie pour un être humain, les tickets de rationnement réapparurent, rappelant les heures les plus sombres de l’Empire de Nelva : La perfidie des RCE, le blocage économique, la tromperie de certains « alliés ». Mais grâce au travail incessant de la part du peuple, et de quelques sabrages dans l’économie militaire et de l’Education, l’Empire retrouva un mode de vie aisé et normal peu de temps après. La guerre était derrière, le peuple était victorieux, l’Empire était reconnu et était enfin devenu un nerf central de l’Office Diplomatique Galactique. Ainsi s’achevait les périples de cette grande opération, profitable à l’ODG, mais d’autant plus à la Nelva.




VI – La déchéance



Peu avant les calembres (Fêtes de fin d’année de l’Empire de Nelva), les forces du Réseau Autonomes et de la Confréries, trop faibles et lâches pour oser défier l’Office seul, décidèrent de s’unir pour porter de multiples coups à la faction aux couleurs bleu cyan, un bleu qui flottait et étendait ses relents de prospérité à travers toute la galaxie. C’est ainsi qu’en la date du 9eme calembraire (Le 9eme jour avant l’avènement de la nouvelle année), la perfidie de ses peuples se mit en marche : L’attaque conjointe des secteurs essentiels à l’économie de l’Empire, comme Larryhu et Bistro, mais aussi de leurs secteurs auxiliaires tels que Meges de la part du Réseau et de la Confrérie furent les premiers faits d’armes d’une guerre illégale et ridiculeusement impressionnante ;les deux factions n’ayant pas réussi à soulever plus de 130 flottes. Mais les dirigeants de l’Office, aveuglé par les fêtes et la joie de leurs peuples, ne purent se résoudre à envoyer des troupes. Les secteurs furent évacués par des procédés puissants, des technologies que le Réseau et la Confrérie n’auraient pu imaginer : Les bâtiments se démontaient et disparaissaient, pour atterrir dans des secteurs sécurisés de l’ODG. Mais le Réseau atteignait désormais les frontières de ces secteurs. Seule une dizaine de propriétés appartenaient encore à l’Office, le reste ayant été mangé, dévoré par ces monstres sanguinaires. Ainsi, les populations se retrouvaient cantonnées au strict minimum. Fini les bonus, les colonies des peuples rapportant diverses ressources ; fini la joie et l’opulence. L’heure était désormais au rationnement. L’Empereur Artheriom, alors fatigué de ses fonctions, et ayant trop perdu en crédibilité, fut rappelé par son Altesse, l’Impératrice VenusVitrix. Elle le destitua alors de ses fonctions et repris d’une main de fer dans un gant de velours la gestion de l’Empire, affaibli, mais puissant encore, que Artheriom avait réussi à rebâtir depuis des ruines : La Nelva. Il resta cependant à un poste important, puisqu’il devint Général des forces ; soit, dis en un autre langage plus cru, le « Gratte-papier Impérial ». Ainsi, le temps de l’Empereur Artheriom était fini. Désormais régnait la personne à qui revenait de droit le trône, VenusVitrix, qui étendait son infinie beauté à travers tout l’Empire, et au-delà. Artheriom devait le scribe, chargé des rapports, des projets, des propositions. Un poste qui lui plaisait. Mais, une douce revanche sonnait dans les oreilles des soldats, une mélodie s’élevait dans le crâne d’Artheriom, une symphonie entière dans celle de VenusVitrix. Bien que les exécrables perfides de la CFRA - acronyme utilisé pour parler de l’alliance RA – CFR – dormait actuellement sur leurs deux oreilles, tout le monde chez Nelva était prêt à leurs faire regretter. Et ils ne perdaient rien pour attendre.




VII – Méditations



Il était là, assis, dans son vaisseau amiral. Artheriom méditait. Il méditait à propos de la guerre, à son utilité la plus profonde possible. Il méditait à d’autres choses qui l’avaient marqué. Il repensait à la tromperie des membres de Renaissance. Comment Saveriocoy, leur chef, ancien Premier Consul en Nelva, un des plus grands espoirs d’Aldarion, a-t’il put se résoudre à quitter Nelva, trahir son peuple, sa nation, sa patrie ? Comment la moitié de Nelva avait-elle pu se résoudre à le suivre, à scinder, à détruire un si grand empire que celui de Nelva ? Et il s’énervait, se déchirait le cerveau à réfléchir sur tout le passé de Nelva, et sur le sien. Il se remettait à penser à l’attaque de Bistro, à ces visages criblés de balles, étouffés, aux corps mutilés, déchirés, détruits. Mais pensait-il à ceux de Nelva ? Non. Il pensait à des cadavres bien plus plaisants à voir. Il pensait aux cadavres de ces adversaires, ceux qu’il avait lui-même tué, il pensait aux millions de victimes qu’il avait tuées ou mutilées. Et il riait, d’un rire non pas joyeux, mais d’un rire satanique. Il revoyait les flammes autour des vaisseaux ennemis, les visages frappés de stupeur, d’étonnement, de peur. Il revoyait toute la civilisation du Réseau se désagréger sous les coups de ses canons. Et il aimait ça. Et tout le vaisseau semblait s’alimenter de sa joie sordide, de sa rage qui lui donnait un aspect purement maléfique. Le noir vaisseau, éclairé partiellement de rouge, donnait des relents d’enfer, qui allaient à ravir avec le visage d’Artheriom, et ses pensées. Puis, attrapant son verre de Whisky, il se rabattit dans son grand fauteuil en cuir et approcha son verre de ses lèvres, pour en boire le précieux breuvage qu’il contenait. Il était désormais très calme, et songeait à ses futures batailles que l’Impératrice lui ordonnerait de diriger. Le vaisseau passa alors, comme si il puisait dans le cœur d’Artheriom ses sensations, du rouge sang à un bleu très clair, un bleu calme, de la couleur de l’Office. Un de ses capitaines le perturba en pleine séance de réflexion, pour l’informer de la venue de l’Impératrice, VenusVitrix. Il se releva alors, et ordonna de la recevoir et de l’amener directement ici. Le vaisseau bascula du bleu calme au vert ; un vert foncé, mais cruellement beau. C’était la couleur qu’Artheriom appréciait le plus, la couleur qu’il adorait voir lorsqu’il était calme ; ou intéressé.




VIII – Comme au bon vieux temps



L’impératrice entra dans la salle. Artheriom ne se leva pas de son fauteuil. Il se contenta de lâcher un vulgaire « Bonjour madame l’impératrice. Que me vaux l’honneur ? ». Elle ne sembla pas perturbée. Artheriom fit ramener un second verre, une bouteille de Whisky, et un autre siège tout aussi confortable que le sien. VenusVitrix s’installa, un verre à la main. Bien qu’elle ait préféré couper son Whisky avec un peu d’HeptaCola, elle n’osa pas demander, sachant le scandale que faisait Artheriom à chaque fois qu’il voyait quelqu’un faire ce qu’il appelait « Un massacre alcoolisé ». Alors, ils se mirent à parler.

« - Alors, vous n’avez pas répondu à ma question, que me vaux le plaisir de votre visite ? »

Les yeux d’Artheriom luisaient d’un vert clair, et le vaisseau était figé dans une couleur bleu foncée ; la couleur de la concentration.

« -Je crains que je sois obligée de vous demander de revenir prendre du service, Artheriom. »

Le vaisseau entier bascula dans le rouge ; mais dans un rouge foncé, charnel, représentant toute la passion et l’envie qu’il éprouvait, la joie que venait de lui procurer VenusVitrix par le biais de cette requête faussement dissimulée.

« - Pour ce genre de demande, ne vous inquiétez pas, y’a pas d’problème, je repars quand vous voulez, où vous voulez.

-Pensez en premier à vous revêtir. Vous vous trimballez dans votre carlingue toute la journée sous cet affreux peignoir simplement horrible.

-Ne vous inquiétez pas, j’ai exactement la tenue qu’il me faut. Mon ancienne tenue de général me va encore parfaitement.

-J’espère bien. Il ne manquerait plus qu’il faille vous en acheter une nouvelle. Je vous transmettrais l’ensemble des informations par télétransmetteur intergalactique. Evitez de balancer à la poubelle vos ordres de mission cette fois ci. »

Une fois ceci dis, l’Impératrice reposa son verre (Qu’elle n’avait d’ailleurs pas touché), se leva et remonta à bord de son vaisseau. Une fois seul, Artheriom rechargea son verre, pour la quatrième fois, se leva, alla devant la grande baie vitrée lui offrant un visuel à 180° sur l’espace, et songea à cette nouvelle conquête spatiale, et, peut-être, humaine…




IX – Les retrouvailles



Une fois les plans reçus, Artheriom se leva, attrapa son gouvernail, et pris la direction 150° Babord, cap au Nord-Ouest. Au bout de quelques heures de voyage, il revit enfin ce qu’il appréciait : La puissance de Nelva. Alignés là, devant les infrastructures de l’Empire, des dizaines, des centaines de troupes, composées chacune de milliers de vaisseaux étaient là, prêtes à obéir, prêtes à se battre. Il lui semblait pourtant que toutes ces flottes ne lui étaient pas inconnues. Il pu en effet apercevoir les flottes de Negima, un Officier adorant les films pornographiques incluant des poulpes ; mais aussi les flottes impériales de VenusVitrix ; et les innombrables flottes du capitaine Bart. Mais son cœur fit un tressaillement, lorsqu’il vit, gravé sur de nombreux vaisseaux, le M orné de diverses décorations. Il s’agissait du symbole du guerrier Minatoi, disparu de la galaxie depuis fort longtemps. Afin d’organiser les plans d’attaque, de repli, et d’obtenir un aperçu du nombre de flottes disponibles, Artheriom convoqua tous les chefs d’escadrilles en son vaisseau. Il y eu plusieurs effusions de joie lors de l’arrivée de Minatoi, Negima et Bart ; mais il n’oublia pas de considérer à égal les autres chefs. Artheriom obtint donc les informations suivantes : 282 flottes, 25780987 vaisseaux. Trop peu pour occuper deux secteurs à la fois. Mais trop pour un seul objectif ennemi. Alors, il misa sur la carte de la peur. En voyant tant de flottes, l’ennemi n’osera pas riposter. C’est ainsi que débuta l’opération « Comback », mais nommée couramment « Agneau Bleu », en raison d’un nom de secteur ennemi. L’attaque se déroulerait donc en 40k, et viserais les secteurs Pax, Robbennett, Kuga, Louela et Cycy. Leurs prise se ferait une par une, par ordre tel qu’indiqué au-dessus. Alors, chacun regagna son escadrille, avec un seul but, une seule idée en tête : Gagner.




X – L’assaut



En ce jour du 3 Marct (Mois de Mars Interstellaire), l’assaut allait avoir lieu. Il était 18h57, et Artheriom reçu sur son grand tableau de contrôle, avec lequel il pouvait communiquer avec chacun des capitaines, plusieurs messages indiquant des dysfonctionnements. Le départ fut donc retardé de dix minutes en raison d’une mauvaise fermeture des sas du vaisseau P9998755Z5. Une fois cette formalité réglée, les flottes se dirigèrent vers Pizarello, le dernier secteur de l’Office. Cependant, à cause d’un blocage total de l’accès pour rejoindre ce secteur, la moitié de l’Empire contourna par le secteur P3X 888, où les flottes exploratrices du Réseau Autonome furent épargnées, pour ne pas perdre de temps. A 19h30, les flottes étaient en Pax. C’était le début de l’Assaut. Les 282 flottes de l’Empire s’élancèrent sur le Hub de Pax. Le secteur tomba sans heurts en moins de 4h. Suivirent ensuite les secteurs de Robbennett, Kuga, Louela et Cycy, sans aucune intervention adversaire. Les ennemis, qui devaient certainement trop occupés à déféquer sur eux-mêmes, n’ont osés envoyer de flottes à la vue de l’Empire entier qui se dressait contre lui. Au bout de deux jours, l’ensemble des secteurs étaient sous contrôle de l’ODG, les infrastructures détruites, pour la plus grande joie des soldats. Une once de résistance apparue cependant, en Louela, où trois sous-fifres du Réseau Autonome tentèrent par des techniques désespérées, de détruire à plusieurs reprises les remparts de l’Empire. Ces derniers moururent tous dans d’atroces souffrances, laissant seulement une ou deux égratignures de quelques vaisseaux à l’Empire. Artheriom avait indiqué « Pas de pitié ». Et cela, les soldats connaissaient bien. C’était l’ordre qu’ils préféraient, après l’autorisation de faire feu et celui de rentrer à la maison, bien entendu.




XI – Le calme avant la tempête



Le 8 Marct (mars), les travaux des « pacificateurs » étaient terminés. En réalité, ces pacificateurs n’ont de pacifique que leurs nom. Leur premier but n’est pas de garantir la paix ou la sécurité, mais bel et bien de se livrer aux basses tâches : Asservir les autres peuples, les convertir aux idéologies de l’empire, et éliminer les opposants. L’armada déployée par l’empire était partie se préparer sur les fortifications avancées de l’Empire, laissant loin derrière elle les quelques cadavres de flottes et les nombreuses infrastructures adverses détruites. Cependant, bien que ces secteurs ne soient plus mouvementés par les déplacements de l’Empire, ce n’est pas pour autant que l’ambiance est calme en tous endroits. En effet, dans le vaisseau d’Artheriom, l’ambiance était électrique. L’opération allait pour le mieux. Et ça l’énervait. Profondément. Il s’ennuyait, sans batailles. Les lumières qui d’habitude changeaient selon ses humeurs, étaient éteintes. Il était plongé dans les ténèbres, seulement éclairé par quelques lampes menant au pont d’observation, d’où il profitait d’une vue à 150°, et le scintillement de quelques étoiles. Il était loin de ses troupes. Il n’avait pas besoin de ravitailler, lui. Il dérivait, en attendant que VenusVitrix ordonne de lancer une nouvelle offensive en secteur plus puissants. Il était assis, regardait fixement la galaxie. Il tenait, comme à son habitude, un verre à sa main, moitié vide. Il buvait, doucement. Soudain, un de ses sous-officiers vint à l’informer de la visite de VenusVitrix. Il fit un signe de l’amener ici, sans se lever, sans parler. Il continuait à regarder fixement. Lorsqu’elle arriva, elle n’eut pas le droit à un bonjour, simplement à un signe de la main. Elle savait qu’elle devait s’en contenter. Elle s’assit, pris un verre, et le bu, cette fois ci. Elle commença à parler de l’opération.

« -A ce que je vois, tout se passe merveilleusement bien. Je suis contente.

-Tant mieux, moi je suis mitigé.

-Pourquoi donc, mon cher ?

-Parce qu’il y a pas d’action ! Rien ne se passe, c’est énervant, c’est lassant. Le seul ennemi qui est venu avec plus de trois flottes, ses soldats étaient tellement peu formés que mes hommes n’en ont fait qu’une bouchée. C’est comme si ils n’avaient jamais existés, j’ai même pas pu m’en farcir un. Ca me déçoit, franchement, y’a pas de quoi s’amuser. »

Il se leva, et explosa le verre en cristal entre ses mains. Sans être pour autant perturbé, il alla vers le minibar et en repris un second, qu’il remplit machinalement de Whisky, avant de le porter de nouveau à ses lèvres, et de boire, d’un coup, le contenu total du verre.

« - Calmez-vous, ce n’est pas si grave, cette guerre n’est pas encore fini… »

« - Le souci, c’est que cette guerre, elle n’a pas encore commencée ! »

Il jeta son verre contre la grande baie vitrée, qui éclata en de nombreux petits morceaux. Heureusement, grâce aux boucliers de protection, l’explosion de cette vitre ne se fit pas ressentir. Une barrière rouge entourait désormais le trou total qu’avait engendré le verre.

VenusVitrix se leva, et s’approcha doucement et tendrement d’Artheriom. Elle lui toucha les épaules, avant de venir lui susurrer à l’oreille : « - Calmez-vous, vous allez être servi prochainement. En attendant, prenez votre mal en patience. » Elle recula sa tête, et regarda fixement les yeux d’Artheriom, avant de lui faire un baiser sur le coin de la joue. Peu surpris, il la regarda en souriant, et lui dit : « Vous me renvoyez au combat ? J’apprécie. Aurais-je le plaisir de vous y voir?

-Il y a de fortes chances oui. A vous de me dire si vous voulez me voir sur le champ de bataille.

-C’est avec le plus grand des plaisirs madame. Alors, où avez-vous décidé de m’envoyer maintenant ? En Hypérion, me farcir du rouge ? Ou bien me remplir la panse de jaunes en Gate Fall ?

-Et bien, on dit souvent qu’il faut avoir un régime sain. Je vous envoie en Zalem, où vous allez pouvoir vous divertir sur tout ce qui bouge. Cela vous plait j’espère. »

Totalement pris à dépourvu, Artheriom eu un petit tressaillement, avant de répondre :

« Avec un grand plaisir, madame l’Impératrice. Quand partons-nous ?

-Dès que vous aurez réparé vos absurdités. Ca laissera du temps aux soldats de se reposer, et aux capitaines de se réorganiser.

-Reçu. La dernière fois, il à fallu 48h. Rendez-vous au 10. En attendant… »

Il se mit à rigoler fortement, avant de rajouter :

« En attendant, vous pouvez toujours aller cuisiner quelques Cookies, ça remontera le moral des soldats, de manger des cookies !

-Votre humour ne changera donc jamais ! A bientôt, Artheriom !

-A bientôt, Impératrice, a très bientôt.»

Les lumières se rallumèrent, et virèrent au bleu clair. Il alla chercher un troisième verre, alla se rasseoir et commanda à ses soldats de réparer la baie vitrée. Il rigolait. Pour la première fois depuis son retour. Il songeait à la nouvelle opération… et à l’impératrice.


XII – C’est reparti pour un tour



Le 10 Marct, les flottes étaient fin prêtes. Les ordres avaient été reçus : La couronne gouvernée par les membres du Réseau et de la Confrérie était la cible. Les secteurs visés étaient Camélia, Garrisson, Bredthauer, Emploi, Assedic, Pole, Yeshuhua et Sergestus, dans l’ordre donné. A 19h05, après avoir sevré au Bistro l’ensemble des soldats, l’ordre de combattre fut donné. En moins de 24h, 5 secteurs tombèrent. Mais, en Pole, au moment de lancer l’offensive, plusieurs flottes de Hulk, un membre de la Confrérie, surgirent, bloquant ainsi l’accès. Alors que les équipes de l’Empire étaient en train de nettoyer le passage, Artheriom vit au loin un amas de flottes à l’arrêt, près du Cortex ennemi. Il donna l’ordre de faire feu. La déflagration se fut puissante. Artheriom, qui était debout, à sa baie vitrée, fut projeté au sol ; son verre roulant à travers la pièce. Fort heureusement, le verre était vide. Il se releva quelques minutes après seulement, abasourdi. Il alla remplir son verre, qui avait roulé jusqu’à son siège. Quelque chose clochait. Aucun vaisseau militaire ne pouvait exploser d’une telle façon ; les autres vaisseaux se retrouveraient hors de combat, ce qui serait fortement dommage. Il obtint sa réponse cinq minutes plus tard, en voyant des objets voyager autour de son vaisseau. Il défilait, çà et là, divers objets, tels des matelas, des oursons en peluche, et autres babioles. Les yeux d’Artheriom s’écarquillèrent d’horreur : Ils venaient de tirer sur des civils. Il ordonna d’arrêter le feu sur ces vaisseaux et de doubler d’intensité sur les autres vaisseaux de Hulk. Ses jambes tremblaient. Il tomba sur son fauteuil, où il se mit à regarder le contenu de son verre. Ils avaient tués des civils. Des innocents. Il l’avait déjà fait ça, oui, mais pas de cette manière. Il avait détruit des planètes entières, sous les ordres d’autres personnes, tué des millions de gens. Mais là, c’était lui, et seulement lui qui en avait la responsabilité. C’est lui qui venait de tirer sur des civils, et de tuer des milliers de personnes. Une larme tomba dans son Whisky. Une larme non pas de tristesse, car ce sentiment-là, il l’avait oublié depuis longtemps. Mais de rage. Le vaisseau entier devint rouge cramoisi, très sombre. Et on l’entendait hurler par tous les diables, cracher des flots d’injures à travers tout le vaisseau. Il saisit le système permettant de communiquer à tous les vaisseaux, et non pas que celui des capitaines, et hurla : « Les chiens de la Confrérie ont mis sur nos routes des bâtiments civils ! Écrasez-moi ces larves immondes qui ont osé nous faire tirer sur des civils, cette bande de résidu d’éjaculat simplement bonne à faire de la semoule. Exécution ! ». Le combat prit alors une tournure qu’Artheriom n’aimait en général pas voir, mais qui ne lui déplaisait pas cette fois ci : Les flottes adverses étaient sous le feu commun de plus de 15 flottes de l’Empire, ne laissant aucune chance à ces dernières. Pendant ce temps, un commando se déplaçait vers Sergestus, afin de pouvoir couper la route à la Confrérie. Dans les rapports officiels, ce commando aurait été « contraint de faire feu sur divers bâtiments civils ». En réalité, ces derniers ont surement été exterminés par pur plaisir, en dehors de la vigilance d’Artheriom. Il était 01h07, le 12 Marct, lorsque les dernières flottes adverses tombèrent. Le bilan était lourd : La moitié des flottes de l’Empire étaient endommagés. Mais les soldats ne renonçaient pas, bien au contraire. Chaque ami tombé décuplait les forces des survivants. Et c’est ainsi que les bombardements durèrent, toute la nuit. Mais pendant ce temps, Artheriom réfléchissait pour la suite des opérations. Il réfléchissait à la possibilité de nouvelles contre-attaques de la part de la Confrérie, et de la difficulté à contourner les bâtiments civils, disposés de façon à être détruits. Au moment où il allait se resservir une nouvelle bouteille de Whisky (Sa boisson préférée, pour rappel), on l’averti de la venue de VenusVitrix. Il posa la bouteille sur le minibar, se mit dans son fauteuil, et attendit. Les minutes lui paressèrent être des heures.


XIII – Une nouvelle histoire



VenusVitrix entra dans la salle où se trouvait Artheriom. Il se leva et lui dit bonjour, ce qui était inhabituel. Elle était énervée, marchait vite et sèchement. Elle se positionna devant Artheriom, et se mit à parler, ou plutôt, hurler :

« Comment osez-vous attaquer des vaisseaux civils ? Au nom de l’Empire de Nelva en plus ! Comment avez-vous pu être si peu vigilant sur la nature des vaisseaux ennemis ? Et quelle est cette véritable mascarade en ce qui concerne nos flottes ? J’ai appris que la moitié de notre armada avait été endommagée ! Comment cela est-ce possible ? »

Artheriom s’énerva alors, à son tour :

« Parce que vous croyez que ça m’a pas emmerdé, moi, de faire feu sur des bâtiments civils ? Je les avait pas vus, ils se baladent comme ça en plein champs de combat, sans rien. C’est un coup de la Confrérie, pour nous empêcher de faire feu ! C’est une des techniques les plus lâches possibles. Et pour l’armada, c’est joli de voir que 50% est endommagée, mais on peut réduire à 15% le nombre de vaisseaux détruits en réorganisant un peu ce foutoir. Je gère, fourrez pas votre nez la dedans.

-Comment pouvez-vous oser ainsi me… »

Artheriom attrapa la tête de VenusVitrix et l’embrassa fougueusement. Entre deux baisers, on put seulement entendre Artheriom dire « Taisez-vous… ». Ils se dirigèrent vers la chambre d’Artheriom, adjacente à la grande pièce dans laquelle ils se trouvaient. Elle tomba sur le lit, sa robe se détachant. Artheriom détacha sa cape de cuir, et se posa sur elle, afin de reprendre le long baiser qu’ils avaient temporairement arrêté le temps de se déplacer. Il finit de retirer sa robe, tout en passant les mains sur sa poitrine et son dos, à présent dénudés. Elle fit tomber la chemise noire d’Artheriom au sol, son pantalon pris la même direction. Ne leur restait plus qu’un bout de tissu chacun. Artheriom passa sa main en dessous de la culotte de VenusVitrix, tout en s’amusant avec sa poitrine. Puis, les deux boxers finirent également au sol, et s’en suivit une nuit où, pour la première fois depuis fort longtemps, Artheriom ne dormait pas sur son fauteuil.

L’impératrice partit quelques heures plus tard, en toute discrétion, le matin, pour rejoindre son poste…
Image

Revenir vers « Joueur »

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité